Vendredi soir, Scratch Massive se produisait à l’Olympia, à Paris.
Ce duo est, selon moi, la référence de la scène électro française chic et élégante depuis plus de vingt ans.

Vendredi soir, Scratch Massive se produisait à l’Olympia, à Paris.
Ce duo est, selon moi, la référence de la scène électro française chic et élégante depuis plus de vingt ans.

Lorsque l’on parle, en ville, de designers « créatifs », on cite souvent Rick Owens — en se limitant, souvent, à la dimension spectaculaire et blah.
On évoque la nudité de ses modèles lors du show « Sphinx » de Fall/Winter 2015 menswear, où des mannequins hommes défilaient sexe à l’air, ou le défilé « Cyclops » de Summer/Spring 2016 où des mannequins étaient littéralement portés comme des sacs à dos (human backpacks) par d’autres — clin d’œil assumé à Leigh Bowery. Du mélange des genres, des défilés qui basculent dans la performance. On parle aussi de son corps sculpté et du couple-fusion, devenu iconique, qu’il forme avec Michèle Lamy.
Lire la suite « Rick Owens, vers l’infini et au-delà du spectaculaire »En séjour dans le Sud de la France, j’ai choisi de faire halte à Hyères et de « monter » jusqu’à la Villa Noailles.

Mon intention première était simple : retrouver après tant d’années, l’atmosphère de la villa, telle que l’a pensée Robert Mallet-Stevens. Flâner dans les jardins, réhabiter les volumes des pièces, retrouver la gamme des couleurs, la lumière du sud qui découpe les angles et les maints détails, précieux, de la décoration .
Mais sur le trajet, une surprise : au sein de la piscine, les panoplies des participants de la dernière session du Festival de Mode et de Photographie étaient exposées. C’était (presque) comme se retrouver au bon vieux temps quand les marques et autres sponsors n’avaient pas envahi le Festival.













Organisé de façon « pirate » par Émilie Hammen, la nouvelle directrice du musée, ce début de soirée s’est tenu au niveau des guichets (!), où quelques chaises avaient été ordonnées pour l’occasion.

On y célébrait la sortie de l’ouvrage dédié au journaliste Farid Chenoune : La Mode aux trousses. Chroniques de mode, Libération 1982-1995.
La rencontre était rythmée par des lectures de l’actrice Helena de Laurens, redonnant ainsi vie à la plume du chroniqueur.
Lire la suite « Farid Chenoune, la critique de mode à Libération : une soirée au palais Galliera »
« Stolen Face » , le film de Terence Fisher (1952) ne traite pas l’identité comme une intériorité, mais comme un contrat social. Le visage n’y est pas une simple surface : c’est un sésame. On se retrouve face à une histoire sur la fabrication de l’identité.
En changeant le visage défiguré d’une ancienne criminelle, le chirurgien (Paul Henreid) obsédé et froid prétend reconstruire une femme — sosie d’un amour contrarié (interprété par Lizabeth Scott) — mais ce qu’il reconstruit surtout, c’est une position dans le monde : l’accès à une classe, à une crédibilité, à une lisibilité sociale.
Le film dit quelque chose de brutal : l’identité est d’abord un ensemble de codes qui permettent aux autres de classer — et donc de conditionner tout le reste. Être lisible socialement, c’est déjà être “accepté” par le système de lecture des autres.
Lire la suite « Stolen Face (1952) : double, identité sociale et projection du féminin »Joelle Bondil est avant tout une artiste-scénographe dans un répertoire moderne ou contemporain. Mais elle réalise aussi des dessins à la main, souvent à partir de représentations graphiques traitées sous logiciel, en ce sens elle est aussi artiste plasticienne.
Ces intéressants maillages qui rappellent l’étoffe sont à découvrir à la galerie Laurentin.
Ou comment une conversation avec une étudiante autour de Plur1bus et Marty Supreme (avec Timothée Chalamet), devient cours de marketing et fini en syllabus de cours.

Aujourd’hui, le marketing ne se contente plus de vendre un contenu ; il crée un écosystème qui projette l’univers des séries « ailleurs ».
L’objectif est de générer des souvenirs et de l’engagement hors de la salle de cinéma ou de la plateforme de streaming. Ce marketing est décrit comme chirurgical, innovant et osant sortir des cases tout en respectant des codes précis.
Lire la suite « Le Marketing de la « Hype » et l’immersion culturelle »L’industrie de la mode traverse une zone de turbulences.
Entre la fash-fatigue et la frilosité économique des maisons de luxe, un curieux renversement s’observe : la fast fashion s’érige en mécène et ne se contente plus d’imiter.
Elle inspire, recrute et finance quand le luxe entre en inertie.
Et si les propositions créatives s’étaient déplacées là où on ne les attendait plus ?
Lire la suite « PARADOXE : QUAND LA FAST FASHION DEVIENT LE DERNIER REFUGE DU RÊVE »Abonnez-vous pour avoir accès à la suite de cette publication et au contenu réservé aux abonnés.
Numéro New York consacre son premier numéro à une série signée Nick Knight. Le thème — un couple humain/IA — semblait déjà vu. Mais l’évidence s’effondre lorsque l’œil ne sait plus ce qu’il regarde.

J’ai reçu le premier numéro de Numéro édition New York.
À l’intérieur, une série du photographe Nick Knight. Le concept du shooting n’a rien de nouveau : un couple humain / IA.